Bonjour,

25032010

  Si vous consultez ce site internet, c’est que nous avons eu ensemble un premier contact au cabinet médical.

Lors de notre entretien, nous avons très probablement déjà abordé le thème de la  Prévention Cardio-vasculaire. 

Je vous propose, dans les pages suivantes, des informations et des conseils pratiques qui peuvent vous aidez à mieux vivre votre quotidien tout en luttant efficacement contre les maladies cardiovasculaires, le cancer mais aussi le maladie d’Alzheimer, malheureusement trés à la mode en ce moment.

Les thèmes suivants seront détaillés :

  • Les activités physiques et sportives
  • L’alimentation
  • Le stress et les facteurs psychologiques

Bonne lecture, et n’hésitez pas à me faire part de vos remarques.

Pour accéder aux différents chapitres, faites défiler le texte ou cliquer sur « Sommaire du blog » et reportez-vous au numero correspondant.

Si vous souhaitez apporter un commentaire à ce blog, double-cliquez sur le chapitre correspondant.Le contenu est evolutif en fonction de vos remarques et des dernieres avancées scientifiques et vous pouvez donc le consulter reguliérement.

Dr Olivier BERTEAU – Cardiologue conventionné.

Cabinet de cardiologie – 4 avenue Victor Hugo – 21000 DIJON

Tél : 03.80.45.99.72




1-Pourquoi la prevention cardiovasculaire ?

24032010

La prévention cardiovasculaire me semble être un sujet passionnant. D’abord parce qu’elle répond a nos impératifs socioéconomiques mais aussi parce qu’elle dépasse le seul concept médical. À une époque où nos références morales, éthiques et religieuses ne guide plus nos pas sur le chemin de la vie, la médecine a sa manière nous rappelle que certains modes d’existence sont plus adaptés que d’autre. Plus adaptés parce qu’ils respectent mieux la vie dont nous disposons sans pour autant nuire a notre environnement.

D’une manière générale, la prévention médicale s’intéresse à éviter l’apparition ou la réapparition d’une pathologie.

          Tenter de diminuer le risque de survenue d’une maladie revient à identifier puis à éradiquer ses causes et ses facteurs favorisants.

La prévention médicale s’applique tout particulièrement aux pathologies cardiovasculaires car celles-ci sont évitables dans près de 90 % par des moyens simples et peu coûteux.

La prévention cardiovasculaire ne consiste pas à ce niveau à consulter d’avantage sont médecin et encore moins à effectuer des examens complémentaires. Il s’agit plutôt de retrouver un mode de vie qui soit mieux adapté à notre condition humaine.

En effet, malgré l’évolution de l’Homme, notre carte génétique est encore bien plus proche de celle de l’Homme de Cro-Magnon que de celle des héros aseptisés des films de science fiction.

À ce jour, les multiples investigations scientifiques s’accordent à souligner l’importance de trois grands groupes de mesures préventives pour diminuer de manière extrêmement significative l’incidence des pathologies cardiovasculaires sur la planète.

Ces mesures préventives sont accessibles à tous, dénuer d’un quelconque risque ou d’effets indésirables et bien plus puissantes que nos traitements pharmacologiques.

Ces mesures ont très clairement démontré leurs effets bénéfiques dans le domaine cardiologique et vasculaire mais aussi dans bien d’autres spécialités médicales et diminuent fortement du même coup la mortalité globale.

Elles améliorent aussi notre santé psychique, notre moral et donc, notre bien- être, ce qui finalement n’est peut-être pas si négligeable.

Comment sachant cela, pourrions-nous les ignorer?




2-Les facteurs de risque cardiovasculaires

24032010

Par définition, ils n’ont pas de rapport de cause à effet avec la maladie mais leur présence augmente nettement le risque d’apparition de la maladie.

Ils sont indépendants les uns des autres. Par exemple le sujet obèse est a risque indépendamment du fait qu’il soit sédentaire.

En règle générale, il faut plusieurs FRCV pour développer la maladie.

Ils sont présentés ci dessus par ordre décroissant de leur prévalence :

  • Hyperlipidémie

  • Tabagisme (voir mon site http://laviesanstabac.unblog.fr)

  • Facteurs psychologiques (stress, dépression…)

  • Obésité abdominale

  • Diabète

  • Sédentarité

  • HTA

  • Consommation insuffisante de fruits et de légumes

  • Sexe masculin

  • Hérédité (un accident cardiovasculaire grave chez un proche parent jeune, c’est-a-dire avant 55 ans chez une femme, et avant 45 ans pour un homme)

  • Age

  • Bas niveau socio-économique.




3-Activité Physiques et sportive – Les bénéfices

23032010

         Les APS diminuent globalement de 30 à 40 % l’incidence des accidents cardiovasculaires chez un patient « saint » ou la récidive chez un cardiaque.

Actuellement elle est indiquée quelle que soit la pathologie et peut dans certains cas être remboursée par la sécurité sociale quand elle s’intègre dans un programme de réadaptation cardiovasculaire.

Les APS diminuent les autres facteurs de risque cardiovasculaire comme le surpoids, le mauvais cholestérol, le diabète, la pression artérielle (PA), le niveau de stress.

Mais son effet thérapeutique ne s’arrête pas là et l’on a pu observer au niveau du cœur lui-même, une augmentation de la taille, du nombre des vaisseaux et une amélioration des performances cellulaires myocardique.

Dans d’autres domaines comme en cancerologie les APS aident les traitements conventionnels (chimiothérapie, radiothérapie…) a lutter contre la tumeur en renforçant le systéme immunitaire  et en diminuant l’inflammation peritumorale.




4-Activités physiques et sportives : quel type de sport pratiquer ?

21032010

Les recommandations médicales stipulent que pour obtenir un effet mesurable positif il faut pratiquer l’équivalent de 30 minutes par jour d’une activité d’endurance douce en aisance respiratoire.

Cependant, plus la pratique est importante, meilleur est le résultat au niveau de la prévention. Il est préférable d’augmenter le nombre de séances hebdomadaires ou leur durée plutôt que l’intensité.

Tous les sports sont « bons »même si les sports d’endurance ont l’effet thérapeutique le plus marqué. Il n’existe donc pas de sport à risque à proprement parlé, mais plutôt des pratiques à risque (entraînement insuffisant, absence d’encadrement, émulation inconsidérée et désir de « gagner à tout prix »…)

Au-delà de ces considérations médicales, rien dans notre organisme n’est fixe, tout est en perpétuel mouvement et pour maintenir notre équilibre vital il faut bouger

La vie c’est le mouvement.




5-Les activités physiques et sportives: comment pratiquer ?

20032010

 Voici quelques conseils pratiques :

*Quelques conseils pour une pratiques sans risque

•Si vous reprenez le sport après un longue période d’abstinence, que vous avez un ou plus FRCV ou que vous ressentiez un symptôme même atypique a l’effort; consulter votre médecin traitant.

• Échauffement avant et étirement musculaire après, boire « sans soif »

• Ne pas pratiquer en période de températures extrêmes, et en cas de syndrome grippal ou de fièvre

•  Pas de tabac 1h avant et 1 h après car risque d’occlusion vasculaire brutale

• Pas de douche glacée au bouillante après car risque de spasme coronaire

*Vous n’êtes pas sportif et vous voulez vous y mettre

       Si vous cumulez d’autre facteur de risque ou à fortiori si vous  êtes  cardiaque reconnu  prenez l’avis de votre médecin.

  • Choisissez un sport qui vous ressemble : si vous êtes solitaire, un sport de nature, plutôt convivial un sport ludique d’équipe, si vous êtes jeune, pratiquez la musculation, si vous êtes plus âgé, un sport technique comme le golf.

  • Réfléchissez au sport que vous avez autre fois pratiqué et qui vous rappelle votre jeunesse

  • Réservez deux séances minimum par semaine et bloquez les créneaux horaires (matin, entre midi et 14h, fin d’après-midi ou soir).

  • Incluez si possible de l’endurance fondamentale (footing, vélo, roller, natation,…) en salle ou en extérieur ainsi que des assouplissements et un renforcement musculaire doux (ceinture abdominale selon la méthode PILATES …).

  • N’hésitez pas à visiter les clubs de sports (c’est un bon début) et  à prendre des rendez-vous avec des professionnels du sport ou des kinésithérapeutes.

  • Ne vous accablez pas et dites vous que le plus méritant c’est le débutant et non le sportif accompli.

  • Prévoyez de pratiquer pendant vos week-ends et vos vacances. (tourisme sportif…)

  • Gardez des tâches physiques au quotidien(bricolage, jardinage, course à pieds et à vélo…) et haïssez ascenseurs, escalators, stationnement en double file.

  • Et surtout prenez le temps de constater par vous-même le bien être que vous en retirez

*Vous êtes sportif mais votre entourage vous décourage de pratiquer 

  • Prenez conseil après de votre médecincar le sport n’est jamais complètement interdit quelle que soit la pathologie sous-jacente.

     Au pire, on risque de ne pas autoriser la compétition sportive et les    efforts (même modérés) dans des conditions climatiques extrêmes.

*Vous êtes sportif depuis toujours mais vous vieillissez et craignez un accident

  • Si vous n’avez aucun symptôme(douleur thoracique, essoufflement anormal, palpitations, malaise…) et que vous n’avez pas de FRCV il n’est pas utile de prendre un avis médical pour continuer de pratiquer sauf peut être si vous avez plus de 65 ans et que vous pratiquer sans retenue la compétition. A ce propos des études récentes, réalisées chez des sportifs « additifs », tendraient a démontrer qu’une charge d’entraînement excessive (plus de 15 h hebdomadaire a une intensité supérieur a 80 % de la capacité maximale) pourrait être délétère sur la santé. Le mécanisme physiopathologie évoqué serait le dépassement de la capacité anti-oxydative de l’organisme face a une production accrue de radicaux libres.

*Votre aversion pour le sport est irréversible et vous prétendez ne pas avoir le temps

  • Marchez dès que vous en avez l’occasion, offrez vous un chien, jardinez, bricolez, faites votre bois, déplacez-vous à pied ou en vélo.

  • Dites-vous que peut être un jour vous vous y mettrez…




6-Activité sexuelle

19032010

Elle correspond en fait à un effort très modéré, comme  celui de monter deux étages à pieds. Il est donc rarissime qu’elle soit déconseillée aux patients cardiaques.

Là aussi, vous pouvez prendre conseil auprès de votre médecin pour notamment rassurer l’entourage et surtout votre partenaire et bénéficier si besoin d’un traitement adapté en cas de trouble de la puissance sexuelle. Ceux-ci sont très fréquents chez nos patients cardiaques et peuvent souvent précéder de plusieurs années l’infarctus. Leur cause est en général plurifactorielle, baisse de la libido, traitement allopathique, troubles psychologiques comme la dépression, atteinte vasculaire…Il suffit bien souvent d’une aide médicamenteuse simple (mais chère et non remboursée par la sécurité sociale alors n’hésitez pas à faire plusieurs pharmacies car le prix peut varier du simple au double et évitez les ventes sur le net) qui en général pourra rapidement être stoppé après la reprise de confiance.

Le lien entre « les problèmes de coeur « au sens large et la sexualité relèvent de l’évidence et la guérison d’une pathologie cardiaque passe aussi par la reprise d’une sexualité épanouissante et ceci jusqu’à un âge avancé.

En cas de conjugopathie sévère un accompagnement psychologique peut être proposé notamment par des psychotérapeutes formés aux thérapies familiales.

Il me semble essentiel de souligner combien la guérison du coeur dépend des liens affectifs que l’on entretient avec sa (son) partenaire et son entourage proche. Ici je fais allusion à la dimension symbolique de la pathologie. Que représente pour moi cette maladie cardiaque et comment puis-je l’intégrer dans l’histoire de ma vie?




7-Le renforcement musculaire

18032010

             En ce qui concerne les exercices doux de renforcement musculaire, je conseillerai tout particulièrement la méthode PILATES qui semble avoir une action sur les graisses viscérales plus que sous cutanées.

Hors ces dernières années, le périmètre abdominal lié justement à une augmentation importante de graisse intra-abdominale a été authentifié comme un puissant marqueur de risque de mortalité cardiovasculaire.

Cette méthode douce de renforcement musculaire énoncé par l’Allemand August Pilates au début du siècle, insiste tout particulièrement sur la tonicité de la ceinture abdominale.




8-Le cardio-fréquence mètre

17032010

Cet instrument vous sert à vous entraîner dans certaines plages de fréquence cardiaque afin d’améliorer votre capacité aérobie, si vous pratiquer un sport à forte composante d’endurance.

Ces différentes fréquences cardiaques doivent correspondre aux différentes voies métaboliques qui interviennent dans la contraction musculaire c’est-à-dire l’aérobie (ou endurance fondamentale, foncier, course au train..), la transition aérobie/anaérobie (ou seuil ventilatoire, fractionner doux…) et enfin l’anaérobie stricte(ou résistance dure,Vo2 max, VMA , Fcmax , 30/30…).

En aucun cas le cardio-fréquence mètre est utile pour vous protéger d’un éventuel accident notamment cardio-vasculaire.

Quand vous êtes « dans le rouge » c’est la ventilation et les muscles qui limitent l’effort et non pas votre pompe cardiaque qui théoriquement est prévue pour travailler bien plus. A la condition, de ne pas être un cardiaque qui s’ignore,  auquel cas laissez tomber le cardio- fréquence mètre et allez consulter votre médecin.

Pour que cet instrument vous permette réellement de progresser, il faut que votre charge d’entraînement soit déjà très importante. Dans le cas contraire, entraînez-vous selon vos sensations et vos performances s’amélioreront.




9-La diétetique

16032010

Nous sommes ce que nous mangeons.

Certaines médecines traditionnelles prescrivaient, autrefois, des régimes alimentaires avant les traitements pharmacologiques.

C’est probablement en cardiologie que l’alimentation doit être considéré comme un traitement à part entière.

Même s’il existe des désordres métaboliques dont l’origine est plurifactorielle et notamment héréditaire ; la cause du diabète est un apport trop important en sucre avec un désensibilisation progressive de l’organisme à l’insuline, la cause de l’hypercholestérolémie est un consommation trop importante de graisse et la cause de l’HTA,le sur-poids, la sédentarité et la consommation trop importante de sel.

Aucun traitement pharmacologique ne pourra être complètement efficace si la cause responsable du désordre biologique n’est pas supprimée…et beaucoup de prescriptions médicamenteuses pourront être évitées. De toute façon, l’efficacité de notre pharmacopée n’est démontrée qu’en association avec les mesures hygiéno-diététiques.

Par ailleurs, la restriction calorique est, avec l’exercice physique, le seul traitement validé du vieillissement.